Le marché des nettoyants visage : vers une valorisation de 57 milliards de dollars
Le marché mondial des nettoyants visage vient de peser 29,6 milliards de dollars en 2025 et vise les 57,1 milliards d'ici 2036, selon une projection relayée par industrytoday.co.uk.

Derrière ce chiffre qui fait tourner les têtes, une réalité de plateau: un teint qui capte la lumière sous les projecteurs commence toujours au lavabo. Quand la base cutanée est mal préparée, aucun fond de teint — même le plus onéreux — ne survit à la journée.
Ce que la croissance dit vraiment
La progression, estimée à 6,1% par an entre 2026 et 2036, s'appuie sur un changement de comportement net: le nettoyant n'est plus un savon opportuniste, c'est devenu un soin à part entière. Acide hyaluronique, niacinamide, acide salicylique, vitamine C, probiotiques, charbon actif, extraits botaniques — la liste des actifs s'allonge, portée par la pression des réseaux et la maturité croissante des consommatrices. Les formules dites « clean » — sans sulfate, sans paraben, sans alcool, sans parfum — passent du rayon confidentiel au standard de masse. Excellente nouvelle pour la peau, à condition de ne pas confondre étiquette clean et performance réelle.
L'angle maquilleuse: le nettoyant comme outil de travail
Sur un tournage, le gel nettoyant est chronométré. Trois minutes maximum, rinçage impeccable, peau qui ne tiraille pas, qui ne glisse pas sous le primer. Le piège du « 100% botanique »: sous les LED, la mousse végétale douce promet la tendresse et livre souvent un fini trop gras ou un dégraissage insuffisant. Conséquence immédiate, le fond de teint accroche mal, la couvrance modulable perd son fluide, le sous-ton vire à l'oxydation avant midi.
Le marché des matières premières évolue en parallèle. Selon une note sectorielle publiée sur note.com, celui des esters cosmétiques — émollients, solvants, agents de texture — croît lui aussi d'environ 6% par an jusqu'en 2032, poussé par la demande en sensorialité légère et en alternatives aux silicones. Pour la maquilleuse, cela signifie qu'un nettoyant nouvelle génération ne se contente plus de « décrasser »: il prépare activement la toile cutanée.
La grille de lecture en rayon
Trois réflexes à garder en tête avant l'achat, validés par la pratique studio:
- Fini après rinçage: aucune sensation de film résiduel, aucun tiraillement. La peau doit ressembler à une éponge humide prête à recevoir le sérum, jamais à une feuille de papier.
- Liste d'actifs lisible: la multiplication des promesses (anti-âge, anti-imperfections, éclat, apaisant) cache souvent une formulation tiraillée. Mieux vaut un nettoyant qui fait une chose et la fait bien.
- Tolérance sur peau fragilisée: un démaquillage complet après une longue journée de shooting ne doit laisser aucune rougeur. Les formules estampillées « microbiome-friendly » cherchent précisément cet équilibre — à tester sur une semaine, pas en un seul passage.
Les lancements beauté annoncés pour la fin 2026, dont Indian Retailer relève la vague, promettent de pousser plus loin cette alliance entre douceur d'usage et efficacité de dégraissage. À vérifier flacon en main, pas en communiqué de presse.