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Cosmétiques waterproof : vers une interdiction européenne des PFAS

Selon EU Safety Gate, la Commission européenne porte un projet de règlement visant à interdire l’usage intentionnel de substances perfluorées — les PFAS — dans le maquillage waterproof et les soins.

Cosmétiques waterproof : vers une interdiction européenne des PFAS

Pour les adeptes de teint longue tenue, c’est un sujet très concret: le waterproof n’est pas une promesse décorative, c’est une exigence de rendu sous chaleur, lumière et humidité. Mais à ce stade, il s’agit bien d’un projet, pas d’une nouvelle règle déjà applicable.

Le waterproof entre dans le cadre

Le texte évoqué par EU Safety Gate cible explicitement le maquillage waterproof, ainsi que les produits de soin. C’est donc la catégorie à surveiller en priorité au moment de choisir un mascara, un eyeliner, une base ou un produit teinté revendiquant une forte résistance.

La question ne se résume pas à coller l’étiquette « naturel » sur un tube et à espérer le meilleur. Un produit peut afficher un positionnement clean tout en laissant flou ce qui soutient réellement sa tenue. À l’inverse, retirer une technologie de formulation ne garantit pas une catastrophe au pinceau. Le vrai crash-test reste le même: estompage net, couvrance modulable, sous-ton qui ne vire pas et fini qui reste vivant plutôt qu’un masque poudré qui accroche chaque zone sèche.

Avant la pose: demander des réponses précises

Face à une promesse waterproof, le réflexe utile est d’interroger directement la marque ou le revendeur sur la présence éventuelle de PFAS employés intentionnellement dans le produit. La formulation compte ici davantage que les slogans de façade: « tenue extrême », « résistant à l’eau » ou « sans transfert » ne disent pas, à eux seuls, comment le résultat est obtenu.

Pour une routine maquillage, nul besoin de jeter tout son vanity sur une simple annonce. En revanche, c’est le bon moment pour identifier les produits waterproof dont on dépend vraiment — ceux qui doivent survivre à une journée de tournage, à une chaleur lourde ou à une larme mal placée — puis demander une information claire aux fabricants.

Le projet est présenté comme un renforcement de la sécurité des consommateurs. Il faudra désormais suivre sa traduction concrète: quels produits seront concernés dans les faits, et surtout si les alternatives préservent ce qui fait la différence devant un miroir impitoyable — la précision du trait, l’intensité de la couleur et une tenue qui ne s’effondre pas au premier clignement.