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Viablife lance la première niacinamide 100 % biosourcée pour une cosmétique durable

Selon Get News, Viablife annonce le lancement d’une niacinamide présentée comme la première au monde à être 100 % biosourcée, obtenue par un procédé biotechnologique propriétaire.

Viablife lance la première niacinamide 100 % biosourcée pour une cosmétique durable

Pour nous qui regardons autant la texture d’un sérum que son empreinte matière, la nouvelle mérite l’attention: elle ouvre la possibilité de trouver ce grand classique des formules dans une version issue d’une autre voie de fabrication. Certes, une annonce d’ingrédient ne transforme pas, à elle seule, le contenu de nos salles de bain; néanmoins, elle donne un signal intéressant à toute la chaîne cosmétique.

Une même famille d’actifs, une origine de matière à regarder de plus près

La niacinamide est déjà omniprésente dans les soins visage, les lotions et parfois les bases de teint. Ici, le point mis en avant par Viablife n’est pas une nouvelle promesse d’usage pour la peau, mais l’origine annoncée de la matière première: une niacinamide de haute pureté, conçue par biotechnologie et entièrement biosourcée.

C’est une nuance essentielle quand on lit une étiquette ou un argumentaire de marque. « Biosourcé » décrit l’ingrédient et son mode de production annoncé; cela ne permet pas, à lui seul, de juger toute la formule. Le flacon, les autres composants, la sensorialité, la quantité réellement employée et la transparence de la marque restent dans nos mains de lectrices et de clients attentifs.

Autrement dit: ne cherchons pas encore « Viablife » dans l’INCI d’un sérum. Ce que nous pourrons surveiller, ce sont les marques qui préciseront l’origine de leur niacinamide et expliqueront clairement ce que cette évolution change dans leur approvisionnement.

La matière recyclée s’invite aussi dans les textures

Cette annonce arrive alors que d’autres acteurs travaillent, eux aussi, sur l’amont des formules. Sustainability Magazine indique qu’Evonik s’est associé à Celtic Renewables pour utiliser du bio-butanol issu de déchets de whisky et de pommes de terre afin de produire des émollients cosmétiques durables.

Les émollients sont ces composants discrets qui participent au glissant, au confort et à la souplesse d’une crème, d’un baume ou d’un maquillage. Nous ne les choisissons pas toujours consciemment, pourtant ils façonnent le toucher du produit et son fini sur la peau. Voir des déchets de filières alimentaires et de boissons envisagés comme ressource pour cette famille de matières raconte quelque chose de très concret: la cosmétique responsable se joue aussi dans les ingrédients que l’on ne voit pas.

Notre grille de lecture, sans surpromesse

Face à ces innovations, gardons une méthode simple et apaisée. D’abord, distinguons la promesse portant sur un ingrédient de celle portant sur l’ensemble du soin. Ensuite, cherchons une information précise: une marque explique-t-elle quelle matière est concernée, ou se contente-t-elle d’un vocabulaire vert très général? Enfin, conservons notre critère le plus quotidien: est-ce un produit que nous utiliserons réellement jusqu’à la dernière goutte, dans une texture agréable et un emballage que nous pouvons réemployer ou trier correctement?

La niacinamide biosourcée de Viablife et les émollients envisagés à partir de bio-butanol de déchets ne sont pas encore un verdict sur les produits en rayon. Ce sont plutôt deux pistes à suivre, parce qu’elles déplacent doucement le regard: derrière un sérum fluide ou une crème souple, il y a aussi une histoire de matière. Et lorsqu’un flacon est terminé, le geste le plus cohérent reste souvent le plus modeste: séparer pompe, capot et contenant selon les consignes locales, pour ne pas laisser l’effort s’arrêter au bord de notre salle de bain.