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Cosmétiques périmés : comment décrypter le symbole PAO pour protéger votre peau

Femme Actuelle relaie le rappel de Danielle Louise, experte beauté pour la plateforme Fresha: sur chaque cosmétique ouvert se cache un compte à rebours trop souvent ignoré.

Cosmétiques périmés : comment décrypter le symbole PAO pour protéger votre peau

Ce n'est pas la date de péremption qui doit décider de jeter ou de garder, mais un petit pictogramme en forme de pot ouvert, flanqué d'une mention en mois — le PAO, pour « période après ouverture ». Et sur un plateau où le teint ne souffre aucune approximation, ce symbole vaut sentence.

Le PAO, mode d'emploi express

Ce pictogramme, accompagné d'une indication du type 6M, 12M ou 18M, fixe le délai pendant lequel le produit reste sûr et efficace une fois le capot retiré pour la première fois. La réglementation européenne n'impose une date de péremption classique que pour les formulations dont la durabilité minimale dépasse trente mois; pour tout le reste, le PAO fait foi. Le mascara affiche couramment un PAO de 6 mois — passé ce délai, la formule chargée de bactéries devient un terrain à risques. Le réflexe tient en un trait de feutre indélébile sur le capot: la date d'ouverture, rien d'autre.

Trois catégories à surveiller en priorité

L'experte pointe trois familles qui exigent une vigilance accrue. D'abord tout ce qui touche aux yeux — mascara, eyeliner, khôl: à chaque passage de brosse, la formule se charge de bactéries venues des cils et de la paupière. Une irritation, un œil rouge en plein shooting, et toute la journée déraille. Ensuite les fonds de teint et correcteurs, qu'on accumule au gré des saisons et des carnations. Une teinte pour l'été, une autre pour l'hiver, plus le flacon entamé lors d'un événement — et voilà trois pots dont on ne suit plus la chronologie. Enfin, et c'est peut-être le piège le plus sous-estimé, les crèmes solaires: leurs filtres s'amenuisent avec le temps, et un SPF affaibli n'a plus aucune valeur protectrice. Sortir avec un écran périmé revient à s'exposer sans rien.

Le crash-test sensoriel avant chaque pose

Avant d'appliquer quoi que ce soit, trois vérifications express s'imposent. L'odeur d'abord: un produit qui a tourné, même discrètement, doit partir à la poubelle. La texture ensuite: si un fond de teint se sépare, granule ou devient pénible à estomper, sa formule a bougé. La couleur enfin: un fond de teint dont la nuance a basculé, un autobronzant qui tire vers le verdâtre signalent une oxydation avancée. Sur un teint construit par couches, un sous-ton qui a dérapé d'un cran suffit à compromettre l'ensemble. Règle d'or sur un set: faire tourner les stocks, jeter sans état d'âme ce qui a dépassé son délai, et ne jamais transiger avec la performance — même pour le plus joli des packaging.